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Féminisme

Dimanche 8 mars 2009



« Journée Internationale aux Droits des Femmes »
et non « Journée de la Femme » comme on l’entend sans cesse !

 

Un 8 mars pour confirmer une pause sur ce blog, une longue pause probablement. Cela fait déjà plusieurs mois maintenant que mon envie d’écrire s’effrite sur ma fureur militante et politique. Ma créativité est limitée à un environnement trop personnel à mon goût et n’étant plus dans le ton qui était le mien, je préfère laisser passer la vague...

 

Un peu de regret car mon engagement que je souhaitais féministe sur la blogosphère se mènera finalement sans moi…ou de très loin. Je signale l’initiative de Vendredi qui sort un numéro spécial sur les blogs féministes, le collectif formé par quelques-unes des auteures de blogs cités ci-contre, et les excellentes initiatives pour tenter de faire évoluer les mentalités en matière d’avancée des droits des femmes…

Eh oui je n’en serai pas, merci Hypos, Olympe, CC, de m’avoir permis de vous « rencontrer », de voir combien de femmes intelligentes fréquentent quotidiennement les pages du web pour échanger, construire et partager. Bonne chance et je le souhaite vivement, à très bientôt…


Un premier 8 Mars hors du mandat municipal, et le sentiment vraiment confirmé d'une libération. Ce qui me manque plutôt c'est de vivre les choses avec les gens, dans leur quotidien, et le partager avec les copines des associations. mais Mon temps reviendra vite !

Depuis ma reprise en janvier, j’ai testé l’organisation d’un temps plein professionnel aménagé sur 4 jours pour l’instant, sur grande intelligence de ma direction, avec celui d’un temps plus que plein, de mère de famille de trois enfants de 6 mois à 3,5 ans.

Avec deux mois de recul, je peux dire que je commence à sortir, un tout petit peu, la tête de l’eau, ou plutôt que je n’ai plus envie de couler, même si parfois encore la partie immergée de l’iceberg a du mal à le rester…

Nos adorables petites têtes de blonde à brune nous font vivre des journées de plus de 24 heures, des semaines de 14 jours et surtout des nuits de 3 heures !!! Enfin le rythme commence à s’installer, il nous manque l’air pur « anti-bronchiolite », et la lumière du soleil enfin un petit peu, pour pouvoir profiter pleinement de ces moments de bonheur et de rires.


Je voulais revenir sur la reprise du boulot.

Je la pressentais douloureuse et la craignais.

Pour la première fois je me suis trouvée en proie à mes contradictions. Femme libre, indépendante, je souhaitais une situation professionnelle qui me permette quelle que soit ma situation familiale, de vivre confortablement et pouvoir faire des choix. Je ne pensais pas qu’elle se retournerait alors contre la mère de famille, et contre le choix que j’aurais souhaité faire : celui de prendre une année de congé parental…

Alors je me suis persuadée du bien-fondé de la reprise du travail en janvier…

 

En rentrant des choses avaient changé, et moi j’avais sans doute aussi changé. Colin, « mon petit dernier » m’avait vraiment révélée mère et je n’arrivais pas à me séparer de lui, et des deux autres dont je profitais pleinement depuis plusieurs mois. Enfin j’avais pris du temps pour eux, pour nous : les regarder grandir, découvrir, apprendre et jouer.
Les journées avaient repris alors un autre rythme : les bouchons de la route matin ou soir, les sollicitations permanentes au travail, le stress de la journée écoulée et du travail non terminé au moment de partir, la course pour récupérer l’un à la garderie, les autres à la crèche, le repas, le bain, les médicaments, et tout de suite après le coucher des enfants, puis la fin de ma journée de travail avec l’étude de mes dossiers lorsque le calme est revenu dans la soirée…Pas de temps pour moi, pas de temps pour nous deux, pour l’instant.

Le mercredi rupture familiale, rupture du travail, rythme anarchique où de la maison je tente de tout conjuguer.

 

Mais surtout…dans ce qui avait changé…le regard du « professionnel » sur ma vie de mère, le souci de me soulager d’une charge de travail, sans en échanger avec moi sur une nouvelle organisation à définir, et l’impression d’un abandon forcé…Sans nul doute une attention sincère…Pour moi un sentiment de punition sur mon absence puis mon retour, différente, dans cette période si douloureuse de conjugaison de la vie familiale, vie domestique, et vie professionnelle…Avec le recul, je pressens des incompréhensions, des visions différentes. Ce qui s’appelle alors en réalité « discrimination », puisqu’il s’agit bien d’un transfert de mes responsabilités sur un domaine, à mes dépens, au retour de mon congé maternité, ne peut se comprendre comme tel pour d’autres. Alors j’accuse le coup, je tâche de comprendre, j’excuse puis j’accepte. Le temps est bon conseiller, les autres sont intelligents et compréhensifs. Au final tout le monde y trouve son compte…oui ou presque. Il me reste la blessure de l’animal surpris et trahi…

 

Si je raconte cet épisode c’est parce qu’il m’a fait grandir encore un peu, et apprendre, en « droits des femmes ». Leçon de vie, leçon de femme. Et c’est pourtant par vous les hommes, que nous continuerons à grandir, en pénétrant la compréhension de nos univers, en échangeant nos ressentis.

 

Samedi prochain, je passe la sélection à la formation du CAFDES (Certificat d’Aptitude aux Fonctions de Direction d’Etablissement Social ou d’Intervention de Service Social). Si je suis sélectionnée, j’entamerai pour 2,5 ans cette formation, en parallèle de mon temps de travail, à partir du mois de Mai. C’est une opportunité qui s’avèrera forcément riche dans mon expérimentation là aussi de la fonction de direction en tant que femme. J’aurai des choses à écrire, évidemment.


Enfin, un joyeux anniversaire à Cyrille !  

 

 

 

 

Par Marianne Pladys
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Mercredi 24 décembre 2008

Voilà tout est dit (encore Brigitte !) 
Alors JOYEUX NOEL A TOU/TES !!!

Par Marianne Pladys
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Mardi 16 décembre 2008
Derniers jours de calme et de "liberté", presque pour moi.

Ce lundi matin en déposant Colin et Ivan à la crèche (ils y vont quatre jours par semaine, pour Colin depuis début Novembre, sur les horaires de l'école), je me surprenais à culpabiliser auprès de l’équipe encadrante, d’y avoir inscrit mes deux loulous lundi et mardi prochains, alors que Gabriel n’a pas école et sera à la maison. Je ne me suis pourtant pas trompée dans les horaires, je me disais qu’il serait sympa de profiter de l’un d’entre eux, comme je souhaiterais le faire avec ses frères aussi de temps à autre. Et puis il y aura une semaine 1/2 de vacances avec eux, en famille.

Comme je me dis finalement qu’il est bien sympa aussi de profiter de ces quelques jours sans eux, à la crèche pour les plus petits ou à l’école pour le « grand ». Un peu de temps pour soi, pour se poser, pour faire ce qui est plus difficile à faire avec eux, ou pour simplement se prendre un peu de temps…

Bref c’est toujours au prix d’un grand tiraillement finalement.
Ce « fameux » regard sur la mère que je pressens lorsque j’annonce « profiter de temps pour moi », au lieu de profiter de les garder avec moi hein, pensez-vous ?…Cette culpabilité d’autant plus forte que nos représentations du passé se fondent sur une mère au foyer, disponible pour sa famille, pour son mari…Et pour elle ? Lorsque le conjoint après sa dure journée de labeur…(!) s’octroie un soir puis une matinée sport, qu’en pense-t-on ? Une évidente nécessité de « décompresser »…Et nous ? mère à temps plein, femme à temps moins plein, dans quel temps vit-on ?
Alors voilà je m’octroie donc ces derniers jours avant les vacances en famille, avant la reprise du boulot, si rares à l’avenir, pour nous, pour moi surtout…

Presque quatre ans de maternité, de grossesse et d’ « après »…Alors…
Quelques jours pour moi,
Quelques années pour eux, pour nous…
Etre femme avant tout, être mère après tout !
Par Marianne Pladys
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Jeudi 11 décembre 2008

En lisant les commentaires des internautes sur la décision de justice de 8 mois de prison avec sursis prononcée à l’encontre du père qui avait oublié son enfant de 3 ans dans sa voiture, lequel est décédé à la suite de déshydratation et d’hypothermie, je me dois de réagir.
Le père, pharmacien de métier, aurait déjà été sanctionné par la mort de son enfant, la peine serait inutile ? il avait de plus été témoin d’un accident, et aurait été troublé…

Bah voyons ! Ca me rappelle Marie Trintignant et Bertrand Cantat tiens, « elle l’avait bien cherché » et lui « il était fou amoureux »…

Reprenons le scénario mais cette fois, le père est alcoolique, il oublie son enfant dans la voiture…Quelle impression cela vous fait ? (ah le dicton "mieux vaut être riche et en bonne santé,…")

Reprenons le scénario encore une fois, mais cette fois c’est la mère qui oublie son enfant…Là encore quel sentiment cela génère en vous ?
Souvenez-vous de ce fait divers récent là encore, de cette mère de famille qui, elle, avait laissé son nourrisson de 8 mois dans la voiture, pour se rendre dans une discothèque.
Les mêmes internautes la condamnent sans appel, la qualifiant d’inconsciente, d’immature, en soulignant le caractère de négligence volontaire…

Oui le père a été négligent…certainement pas volontairement, d'ailleurs il ne pensait même pas à son enfant…n’est-ce pas pire finalement ?
Il y a eu mort, alors heureusement, il y a condamnation.
Par Marianne Pladys
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Mercredi 10 décembre 2008












Voilà je voulais l'écrire depuis un certain temps, et en lisant le retour d'info sur le site des
Pénélopes, je me suis dit que celui-ci traduisait exactement ma pensée !
 





Certes il ne serait pas juste de juger les pères à partir de "faits divers", comme les deux cas d'oubli d'un enfant en bas âge dans une voiture par leur papa tête en l'air, tout préoccupé par des choses sérieuses comme le travail qui les attendait dans la journée. Deux "faits divers" qui ont eu lieu au cours de ce mois de juillet et qui ont abouti à la mort de deux fillettes de 2 à 3 ans. Les enfants sont morts, les pères sont "choqués", les mères en pièces détachées ! Pour deux cas, me direz-vous il ne faut pas tirer de conclusions hâtives, tenter de généraliser ce qui serait un accident individuel. D'accord, admettons. Mais prenons l'hypothèse que ce soit la mère qui ait laissé le bambin sur le siège arrière de son véhicule et qui ait filé au bureau ou à la boutique, les neurones déjà branchés sur la dure journée de labeur qu'elle devait affronter. On entend déjà les commentaires sur "l'instinct maternel" pris à défaut. Mère indigne, comme l'irresponsable de 20 ans qui avait laissé son bébé dormir dans la voiture pendant qu'elle allait danser en boîte avec des copines (fait divers de début juillet) ! Pour les pères c'est pas pareil. Pas de hurlement sur l'instinct paternel. Certes "on" cherche à comprendre comment c'est possible qu'en garant la voiture le conducteur ne voie pas dans le rétro la fillette assise dans son réhausseur. Comment, en se garant, le regard ne traîne pas à l'arrière du véhicule. Techniquement, certains expliquent que c'est possible, en fonction de la configuration de la voiture, de la hauteur des sièges avant, etc. Mais la vraie question, au fond, n'est-elle pas comment et pourquoi l'enfant peut sortir de la tête du père, alors qu'il est responsable de déposer les enfants chez la nourrice ou à la halte garderie. Le premier père se laisse envahir par un accident de la route qui se produit devant ses yeux. Civique, il assiste la personne accidentée. Normal, en plus il est pharmacien. Ça crée des réflexes de protection et d'assistance des autres. Sauf qu'après il zappe sa fille. Pfouit. Sortie de la tête. Il file à la pharmacie. Le second père dépose son garçon, le plus grand de ses deux enfants, mais il a omis de déposer la plus jeune. Zou. Direction le boulot, fermeture des portes, pleine concentration sur le travail. Et pas un neurone de signal durant toute la journée qui l'alerterait. Un peu comme si la vie au boulot ne croisait pas celle de la vie familiale. Mondes cloisonnés. Mémoire divisée. Recoupements interdits. Oui, c'est sans doute réel et sincère. Ces deux papas choqués ont oublié. En toute bonne foi. Parce que le fonctionnement des pères et des mères diffère, en profondeur. Socialement, j'entends. Au boulot, maman pense aux enfants ; ses journées elle les organise avec tous les paramètres, enfants compris. Papa est plus limité, visiblement. C'est vrai qu'il est rare que la crèche ou l'école lui passe un coup de fil pendant les heures de travail pour l'informer que bébé a de la fièvre, que le moyen s'est tordu la cheville au cours de sport et qu'il faut venir les chercher, là, le plus rapidement possible. Maman négocie au boulot. C'est rare (encore trop rare) qu'elle dérange le papa au travail pour lui demander de lâcher tout et de filer récupérer l'enfant. Maman jongle toute l'année. Papa dépanne de temps à autres. Alors, bien sûr, les réflexes ne sont pas établis quand on n'est pas dans l'habitude. Au moins une chose que ces deux cas terribles montrent, s'il en était besoin. Finalement, dites moi, ils sont où les nouveaux pères, les pas comme avant ?

 
 
  Michèle Dessenne
Par Marianne
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Vendredi 5 décembre 2008
Petit retour sur l'agenda...

Communiqué de Presse

Les Violences faites aux femmes… une réalité qui ne doit pas être une fatalité !

 

Le Planning Familial, en ce 9ème anniversaire de la proclamation, par l’ONU[1][1] du 25 novembre « Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes », réaffirme haut et fort son engagement, sa participation et son implication de terrain à la lutte contre toutes les violences faites aux femmes.

 

Mutilation, humiliation, domination, douleur, violence, souffrance, séquestration, négation … sont féminins et ces mots résonnent, terribles, dans nos permanences.

 

Les violences faites aux femmes ne se résument pas aux coups, à ces violences physiques dans le couple entraînant la mort en France d’une femme tous les deux jours et demi.

 

D’autres formes de violences existent. Le viol, n’apparaît dans les médias que lorsque ce dernier s’accompagne d’actes de torture voire d’un homicide… Pourtant, chaque année, au moins 100.000 viols sont perpétrés, dans le silence, sans que la victime n’ose parler ni même porter plainte. Dans 80% des cas, ils sont commis par une personne connue de la victime. Cette violence quotidienne n’est pas médiatique. Pourtant c’est au quotidien que nous accueillons les victimes, que nous les aidons à parler, à faire entendre leur parole.

 

Harcèlement moral ou sexuel au travail, dans la rue ou les transports, mariages forcés, détruisent tout autant des femmes sans qu’une réelle action ne soit menée pour prévenir et traiter ces violences.

Des campagnes nationales sont lancées mais la communication sur ces sujets ne s’arrête pas à cela.

 

Tous les jours, Le Planning Familial lutte contre les discriminations de genre, travaille à modifier les rapports sociaux de sexe : séances d’éducation à la sexualité, groupes de parole de victimes et d’auteurs de violences, écoute et accompagnement mais aussi formations, informations, création d’outils de prévention et de réseaux de solidarité, coordinations sur le terrain de tous les acteurs.

 

En cette année de Présidence Française de l’Union européenne, la France a clairement pris position pour une lutte efficace contre les violences faites aux femmes, ici et dans le monde. Nous déplorons que le Service Droits des Femmes et de l’Egalité, outil particulièrement efficace quant à l’articulation des acteurs de terrain sur ce sujet comme tous ceux touchant aux Droits des femmes voit son avenir compromis. La lutte contre toutes les violences faites aux femmes, la lutte pour leurs droits passe par une volonté politique mais également par de réels moyens.

Dire non aux violences faites contre les femmes, c’est articuler la volonté d’une politique transversale au plus haut niveau, c’est envisager en mesurant l’impact sur les femmes et sur les hommes, l’ensemble des mesures, textes et lois proposés et c’est dire oui à l’égalité dans nos sociétés, c’est dire oui à la juste place de la moitié de l’humanité parce que c’est un droit fondamental, tout simplement.

Dire non, ensemble, ce 25 novembre 2008, c’est dire non à toutes ces situations insoutenables, inacceptables mais c’est aussi dire oui à un monde plus égalitaire pour toutes et tous.  Faisons le !

 

Mouvement Français pour le Planning Familial

 

Paris, le 24 novembre 2008

 

 [1][1] résolution 54/134 de l’ONU du 17/12/1999, proclamant le 25 novembre « Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes », et a invité les gouvernements, les organisations internationales et les organisations non gouvernementales à organiser ce jour-là des activités conçues pour sensibiliser l'opinion au problème. La date a été choisi en 1981 en mémoire des trois soeurs Mirabal, militantes dominicaines assassinées sur les ordres du chef de l'État, Rafael Trujillo (1930-1961). L'Assemblée générale de l’ONU a également adoptée la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes le 20 décembre 1993 (A/RES/48/104).

Par Marianne Pladys
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Vendredi 5 décembre 2008



RAPPEL !
CE VENDREDI 5 DÉCEMBRE A

20h35 sur France 5  

Collection "Empreintes" : "Antoinette Fouque".

 

Guerre d'indépendance


Psychanalyste, créatrice du MLF et des Editions Des femmes, députée européenne, Antoinette Fouque revient sur ce qui fut le plus grand combat de sa vie :
la condition féminine.

 
Si vous ratez cette diffusion, elle sera reprise Dimanche 7 Décembre à 8h50 sur ARTE cette fois.


AUTRES A L'AGENDA

1. La 3ème fête du livre de Lille organisée par « Escales des Lettres » aura lieu à la CCI Grand Lille, place du Théâtre, les samedi 13 et dimanche 14 décembre de 13h à 18h. L'association Alliance des Femmes pour la Démocratie y tiendra un stand de livres des éditions des femmes ; deux auteures seront présentes : Chantal Chawaf le samedi et Françoise Collin le dimanche (voir le programme sur le site www.escalesdeslettres.com).

"Nous vous invitons à participer à cette manifestation et à la rencontre-discussion que nous organisons autour du livre « génération MLF, 1968-2008 » le samedi 13 décembre à 18h au café La Cloche, en face de la CCI."Anne-Marie MARMIER.

2.
La Cellule de Veille et d'Information sur le Harcèlement Sexuel

*(Cevihs)* de l'Université de Lille 3 organise, le 15 Décembre de9h à 17h, à la Maison de la Recherche à Villeneuve-d'Ascq, sa première journée d'études sur le thème : "Harcèlement : Prévention et accompagnement".

 





Par Marianne Pladys
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Lundi 24 novembre 2008

Décidément je ressasse cette question : pour quelles raisons Martine Aubry s’est-elle dénommée au masculin dans sa possible future fonction ?

 

Je ne peux pas croire qu’une femme d’une telle envergure, appelée peut-être et sans doute à prétendre à la fonction suprême de Présidente de la République, fasse une telle gageure involontairement. Et si oui, je m’inquiète encore plus…

Son titre de « Premier Secrétaire » me trouble. J’émets donc quelques hypothèses, que vous complèterez je l’espère pour m’aider à cette compréhension :

 

La première : elle ne souhaite pas être assimilée en tant que femme, au « vulgaire profil professionnel de secrétaire », qui diminuerait ainsi son envergure et son leadership. C’est vrai quoi ! Quelle dégradante possible assimilation à la personne « subalterne » ! Quelle caricature pourrait-on faire d’elle par l’intitulé « Première Secrétaire » ? Non il ne faut pas pour avoir quelques informations à son propos aller sur le site de Super-secrétaire…Pourtant en y réfléchissant bien, il n’y aurait rien de « subalterne », étant donné que la – ou le ! Secrétaire est une personne facilitatrice pour une ou plusieurs autres, qui assiste, qui écrit ou dépêche, organise et coordonne parfois. C’est une personne nécessaire à la vie d’une société, ou d’un groupe en général, réuni par des intérêts communs – qu’ils soient économiques ou non, mais en tous les cas un groupe investi de projets (dans les associations notamment). N’est-ce pas là le travail du ou de la Premier-ère Secrétaire de ce parti ??? Cela supposerait ainsi d’en venir à des pratiques participatives des militants, transparentes, ascendantes et démocratiques avec plus d’écoute et de communication avec les militants…

 

La seconde hypothèse : elle est contre la féminisation des noms, qui entraîne la féminisation des appellations professionnelles. Pour rappel, je reprends quelques lignes du Guide d’Aide à la Féminisation des Noms, élaboré en 1999 par l’Institut National de la Langue Française, et préfacé par Lionel JOSPIN, alors Premier Ministre.

« La féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre :

Le Premier ministre a souhaité que la féminisation des appellations professionnelles entre dans nos moeurs et a demandé aux administrations, par sa circulaire du 6 mars 1998, « de recourir aux appellations féminines pour les noms de métier, de fonction, de grade ou de titre dès lors qu’il s’agit de termes dont le féminin est par ailleurs d’usage courant (par exemple, la secrétaire générale, la directrice, la conseillère) ».

« Les femmes du gouvernement de Lionel Jospin décidèrent de revendiquer la féminisation du titre de ministre, s’attirant les foudres de Maurice Druon, secrétaire perpétuel de l’Académie française. » Sans doute Martine Aubry n’était-elle pas dans le gouvernement de l’époque  et n’était-ce pas dans son ministère ?! La Ministre de l’emploi et de la solidarité en 97 ou la Maire de Lille ?

 

Troisième hypothèse : elle souhaite ainsi s’imposer comme égal des hommes du Parti. Certes le machisme et la présence importante des hommes justifient que les femmes « s’imposent » parfois par la force. Est-il pour autant nécessaire de se placer sur leur terrain, sans imposer nos spécificités ne serait-ce qu’au minimum déjà sur le plan de la terminologie ?

 

Et vous, comprenez-vous ? Qu’en pensez-vous ?

Par Marianne Pladys
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Samedi 8 novembre 2008

Jeudi 20 Novembre à 19h30 à Lille (ADSSEAD, rue Malus) : Soirée  Bosnie organisée par les Mères pour la Paix, avec la projection du film "la liste de Carla " suivie d’un débat avec Florence Hartmann à partir de son dernier livre  "Paix et Châtiment.

P.A.F : 3 euros. Places à réserver auprès de Sylvie Houzet shouzet@cudl-lille.fr

 

Samedi 22 novembre de 9 h à 17 h, Maison des Associations, 72-74 rue Royale à LILLE, Journée sur la « Convention droits des femmes en Nord-Pas de Calais », organisée par le collectif des associations de La Maison des Femmes.

« Janvier 1997 : Assises régionales des droits des femmes. Qu’en est il de la situation des femmes dans notre région 10 ans plus tard ? Articulé autour du travail et de la réflexion des associations adhérentes ou associées à la Maison des Femmes, ce moment d’information et d’échanges sera l’occasion de déterminer  les orientations que nous souhaitons voir mises en place dans le cadre d’une politique globale  pour les femmes. »

Renseignements / inscription Maison des Femmes : maisondesfemmes@orange.fr

 

Le film de la série « Empreintes » consacré à Antoinette Fouque a été déprogrammé pour cause du prix Nobel de Le Clézio. Il sera diffusé sur France 5 le vendredi 5 décembre à 20h35 et le dimanche 7 décembre à 9h30.

 

Samedi 6 décembre, à Lille (Foyer des Jeunes Travailleurs, 17 rue Thumesnil), Journée d’études sur le thème « Ecologie et Féminisme ».

Renseignements sur le site de la Maison des Femmes

Pour préparer cette journée, projection du film « Who's counting ? Sexe, mensonges et mondialisation » de Terre Nash (Canada, 1995). Dans ce film Marilyn Waring démystifie avec ironie et intelligence, à l'aide d'exemples très concrets, le langage économique pour faire émerger une autre vision de l'économie - une vision qui peut changer notre façon de vivre sur cette planète. La projection aura lieu le Vendredi 5 décembre à 20h30 à l’Univers, 16 rue Danton à Lille.

 

D’autre part, en vente dans toutes les « bonnes librairies » :


le livre « Génération MLF, 1968-2008 » est en librairie, témoin de l’héritage toujours vivant de mai 68, celui des femmes. Avec chronologie, documents et témoignages, il peut être source de débat auprès de jeunes ou de moins jeunes et le Nouveau Planning Familial s’applique à le faire connaître.

Par Marianne Pladys
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Mercredi 5 novembre 2008

Il aura fallu cette extraordinaire nouvelle de la victoire d’Obama pour me sortir du spleen de ces derniers jours. Pourquoi avais-je tant de mal à prendre « la plume » ? Même quand on s’appelle Marianne, eh oui, on est faillible ! Non ce n’est pas le surmenage, la gestion du temps entre l’un ou l’autre des bébés, le suivi de la campagne de mon cher, non non rien de tout cela…Ce spleen qui me donne plus envie de mettre des pulls jusqu’aux genoux, un jean crad, et de me prostrer dans mon canapé devant les téléfilms « suspense » de M6 à 13h30 quand on m’octroie quelques minutes de répit, n’a d’autre cause que les jours qui passent.
Ces jours qui passent me rapprochent un peu plus du boulot, et m’éloignent un peu plus des enfants. Eh oui il m’aura fallu mon petit troisième pour me « révéler mère ». Curieux, je l’étais pourtant avec les deux premiers, mais ce petit dernier a renforcé des sentiments d’attachement maternel envers tous les trois que je ne soupçonnais même pas…Au point de repenser mes priorités, de repenser mon temps de travail, de pleurer dans les séparations, de rire de les regarder vivre, de « les respirer » pour ne jamais oublier…

 Enfin ce soir, je me réveille ! Ce regard vers l’arrière qui ne me ressemble pas s’est tourné vers l’avenir. Cet immense espoir d’une nouvelle Amérique pour un « nouveau monde » a gagné ce blues finalement très égoïste. Me revoilà, parce que les américains nous donnent espoir sur les changements, parce que je peux aussi contribuer avec ma petite pierre à l’édifice, et que je dois « former » les autres petites pierres à construire elles aussi…


Alors tout de suite je rattrape le coup auprès des copines en relayant les blogs suivants :

Olympe et le plafond de verre
Hypos
Mrs Clooney
Rêves de Comptoirs
Le Monolecte
Mamie en colère
Ménagères de moins de 50 ans
Mamamia
Bouche de là
Irene Delse
Trublyonne
Bah!
De la sexualité des araignées
Le blog de Circé
Annie Day


Demain : l’agenda des évènements liés aux droits des femmes dans la région Nord ! et très vite retour à l'actualité "femmes" !
Par Marianne Pladys
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