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International

Mardi 20 janvier 2009
Je relaye l’appel de Mères pour la Paix (Prix des Droits de l’Homme de la République Française en 2006) pour soutenir Florence Hartman, accusée par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie d’entrave à la justice.

 

Madame, Monsieur

 

L’urgence de la situation nous conduit à faire appel à toutes les instances et personnes susceptibles d’apporter leur  soutien.

 

Parce que nous connaissons votre engagement, nous nous permettons de solliciter aujourd’hui votre attention.

 

Le 27 août 2008, la journaliste Madame Florence Hartmann, ancienne conseillère pour les Balkans et porte-parole de la procureure, Madame Carla del Ponte, est mise en accusation par le TPIY sous le chef d’outrage au Tribunal c’est-à-dire d’entrave à la Justice. On lui reproche, suite à la parution de Paix et châtiment en octobre 2007 et d’un article en janvier 2008, d’avoir « délibérément et sciemment divulgué des informations en violant en connaissance de cause une ordonnance d’une Chambre ». Elle encourt sept ans d’emprisonnement et/ou une amende de 100 000€.

 

Nombreuses sont les ONG, victimes et associations de victimes du conflit en ex-Yougoslavie, à avoir exprimé leur incompréhension et indignation.

 

Le 27 décembre dernier, Antoine GARAPON, magistrat et secrétaire général de l’Institut des Hautes Études sur la Justice, Louis JOINET, magistrat et premier avocat général à la Cour de Cassation et Emmanuel WALLON, professeur de sociologie politique à l’Université de Nanterre, ont apporté leur soutien en dénonçant dans le Monde un « Mauvais procès à La Haye ».

 

Parce que nous avons cru en la création du Tribunal Pénal International, parce que nous défendons les droits de l’Homme et  parce que nous pensons que la recherche de la vérité est essentielle au rétablissement d’une paix durable, nous avons mis en place un comité et site de soutien sous le titre : « Préservez l’avenir de la justice internationale en soutenant Florence Hartmann ».

 

Nous vous sollicitons en conséquence pour signer la lettre-pétition, rejoindre le comité de soutien,  et nous autoriser par retour de mail, à faire paraître votre nom sur le site dans la liste des signataires. Nous comptons aussi sur vous pour diffuser le plus largement possible l’information.

 

Vous pouvez, à votre convenance, nous retourner la lettre signée pour le vendredi 23 janvier 2009 (date limite de réception) à l’adresse suivante : Fédération Mères pour la Paix, BP 40728, 59657 Villeneuve d’Ascq cedex ou la signer en ligne du 16 au 25 janvier 2009 sur le site de soutien :
http://www.preserverlajusticeinternationale.org/

 

En espérant vivement vous compter parmi les premiers signataires, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos respectueuses salutations.

                                         

Nanou Rousseau

Présidente

Par Marianne Pladys
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Samedi 29 novembre 2008

Puisque Marc vient de publier un article sur la situation en Afghanistan, tellement lointaine de "notre" crise financière, je vous livre ici les dernières informations que j'ai eues de Nanou, Présidente des Mères pour la Paix France, sur la situation précise à Istalif, où la Maison des Femmes a été construite puis inaugurée en 2003.
Comme je l'ai écrit il y a plusieurs semaines, j'en ferai des épisodes de blog spécifiques à partir de mon modeste "carnet de voyage" de 2003, puisque j'ai eu la chance d'être parmi les femmes ce jour d'inauguration, écrit que j'agrémenterai de quelques photos.

Conçue pour un accueil d'environ 300 femmes (activités d'artisanat, de formation, d'enseignement, mais aussi centre de soins, de pédiatrie,...), le centre voit passer environ 1000 familles, soit 7000 personnes, hommes et femmes...Cette action est aujourd'hui relayée au niveau des ministères afghans et français.

 

Un bel exemple de réalisation humaine et associative, à partir de quelques petites mains emplies de grande volonté...

 

 

Par Marianne Pladys
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Mardi 22 juillet 2008
bien à propos dans la continuité de l'article précédent, je relaie ci-dessous un message de Nanou, présidente des Mères pour la Paix, qui nous parvient ce matin...

La surprise est venue ce matin de Serbie où l'un des plus grands criminels de la guerre en ex-Yougoslavie vient d'être arrêté. Radovan Karadzic était en cavale depuis 1996 et cette arrestation constituait une des grandes exigences des communautés bosniaques rescapées notamment du drame de Srebrenica. L'apathie de la Serbie concernant l'arrestation des deux grands responsables était considérée à juste titre comme un outrage par les associations de femmes et de mères bosniaques qui luttent depuis 13 ans pour l'arrestation des deux principaux criminels, Mladic et Karadzic. C'était aussi un obstacle majeur à la réconcilation, une des conditions essentielles pour le maintien de la paix. Il n'y a pas de paix possible sans justice.
C'est une grande victoire pour nos amies bosniaques à qui nous adressons tous nos encouragements pour continuer la pression auprès de la communauté internationale afin que l'autre grand criminel soit lui aussi repris et transféré à La Haye.
 
Nous leur adressons aussi toute notre amitié.
 
Nanou Rousseau
 
Par Marianne Pladys
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Dimanche 20 juillet 2008

Finalement le livre de « maternité » a été Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled HOSSEINI. Un roman certes mais un roman dramatique sur fond d’histoire et de culture afghanes. Une histoire bouleversante, complètement crédible pour ceux qui sont habitués de l’Afghanistan.
Je n’ai pas cette prétention, mais j’ai eu la chance de m’y rendre dans le cadre de l’inauguration de la Maison des Femmes à Istalif près de Kaboul, en 2002. C’était avec l’association Les Mères pour la Paix, belges et françaises, ces dernières étant représentées par Nanou Rousseau, leur Présidente. Nanou, pour ceux qui la connaissent, c’est une femme de convictions, de projets, et de réalisations. Une femme toujours optimiste avec une pêche incroyable, et sans doute une dose d’inconscience associée à l'idéalisme quand on voit la fougue qu’elle met dans ces projets internationaux d'envergure (accompagnée de Bernadette, Françoise, Nelly et encore bien d'autres !) !
 


Je reviendrai sur ce voyage en Afghanistan, dans lequel j’ai eu la chance aussi de mieux connaître Brigitte, depuis hier marraine de notre petit dernier, qui accompagne son amoureux Alain sur Nantes mercredi pour au moins quelques années, et à qui nous avons fait un dernier coucou « villeneuvois » cet après-midi.


J’avais pris des notes quotidiennes lors de ce voyage en Afghanistan, que je reprendrai dans ce blog car il me semble qu’elles pourront rendre hommage – à ma manière - à ces femmes exceptionnelles (l’association les Mères pour la Paix a déjà reçu de nombreux prix nationaux pour son action en Tchéchénie, en Afghanistan, en Bosnie,…) et leurs projets. Mais aussi parce que ce voyage m'a définitivement ouvert les yeux sur une situation historique sans pareil, pour me dire que rien n'est jamais acquis et qu'il faut toujours lutter pour préserver ou avancer...que la barbarie humaine existe, tapie dans l'ombre, elle nous menace tous en ces temps où on cultive l'individualisme, la peur de l'autre, le sensationnel...
 

J’y ajouterai quelques extraits de ce roman de Khaled HOSSEINI, qui imprègnent de l’atmosphère qui régnait en Afghanistan, et qui je crois malheureusement recommence à régner, au moins sur certaines régions…

 

« Dans la soirée du samedi 12 juillet 2008, deux femmes afghanes non identifiées parlent entre elles quelques minutes avant d’être exécutées par des Talibans dans la province de Ghazni en Afghanistan. Dimanche 13 juillet, les gens du coin regardent les deux femmes afghanes abattues par les Talibans.

 

Les Talibans diront à Associated Press les avoir exécutées car elles auraient tenu un réseau de prostitution en direction des soldats américains et d’autres contractuels étrangers à la base américaine de Ghazni. Il les accuseront également d’avoir travaillé pour la police locale.

Un porte-parole du Gouverneur de Ghazni a déclaré que les deux femmes abattues étaient « des gens du coin innocents » et que les Etats-Unis avaient également démenti les allégations.

Le porte-parole de l’armée américaine, le lieutenant Nathan Perry a déclaré n’avoir jamais entendu parler de « quoi que ce soit de cette nature ».

Des fonctionnaires de Ghazni ont déclaré à l’Agence France Presse que les femmes abattues dans la soirée de samedi n’avaient aucun lien avec le gouvernement ». source Bivouac-ID

Par Marianne Pladys
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Samedi 21 juin 2008

« Tout va bien » ! Dernière nouvelle de mon passage à Paul Gellé ce vendredi en hôpital de jour ! « Accident de parcours ? » Peut-être ! En tous les cas, trêve jusqu’au prochain rv programmé traditionnellement chaque mois, le 7 Juillet !

 

Ce matin, j’ai donc pu, non sans une émotion débordante et débordée…admirer Gabriel en « moinillon ». Ma tante, « missionnaire au sein de la JAC »…avait aussi utilisé ce terme, comme ce matin dans l’annonce faite par l’animateur de cette folle journée. Je cherche donc dans le dictionnaire, intriguée par ce qui me paraissait plutôt être une audace langagière et si si ! ça existe bien il s’agit d’un « petit moine » !!!
Donc mon moinillon du matin se trémoussait sur Frère Jacques, avec beaucoup d’entrain, à l’école Ste Bernadette (ça me rappelle la famille.. 
J). Pour ceux qui connaissent ma position sur l’école privée…vous pouvez rire…Oui j’ai du mal à assumer…même si la compétence de la Directrice de l’école, et celle de la maîtresse de Gabriel, n’ont rien à envier au Public. Lors de la prise de renseignements avant l’inscription de Gabriel, j’avais clairement annoncé mes choix en terme d’éducation et signalé qu’il s’agissait d’un non-choix par rapport au manque de place pour l’école à 2 ans sur Roubaix…elle m’avait écoutée et m’avait néanmoins proposé une place pour le fiston, sans jugement. Nous n’en avons jamais reparlé, mais ce matin, j’honorais sa disponibilité et le dialogue dans les choix de Gabriel pour cette année (mise à temps plein en cours d’année,…).


Une fin de journée « soirée vidéo », une fois n’est pas coutume, dans les relax-canapé, avec l’envie d’un thriller. Dans les thèmes proposés par notre opérateur vidéo pour la soirée, il y avait « Buenos Aires 77 », d'Israel Adrien Caetano…Allez z’y va ! Oufff… je reprends car je n’arrive même pas à raconter…

« Un sidérant huis-clos d'une grande tension psychologique, qui montre la torture pratiquée sous la dictature militaire argentine, dans des centres de détention clandestins. Arrêtés sur dénonciation, hors de tout cadre légal, après le coup d'Etat du général Videla, Claudio, Vasco, Gallego et Guillermo se retrouvent à la Mansion Seré, une grande villa isolée transformée en prison. Ligotés, les yeux bandés, ils sont enfermés dans des pièces obscures pendant quatre mois, rythmés par les humiliations et les sévices quotidiens infligés par leurs tortionnaires. En compétition l'an dernier au 59e festival de Cannes, "Buenos Aires 1977", tiré de faits réels, raconte l'évasion de quatre jeunes Argentins, séquestrés et torturés pendant les premiers mois d'une épuration systématique, mise en place par la dictature (1976-1983), qui a fait 30.000 disparus. ». Violent, « contractant » pour moi…

 

Cela me rappelle alors un roman lu il y a quelques mois, offert par mon amie Anne-Violaine, Luz ou le temps sauvage, d’Elsa OSORIO. Il retrace l’histoire d’une jeune femme qui, à l’occasion de sa propre grossesse, va rechercher son père biologique, et tenter de retracer son histoire de filiation suite à une adoption par un militaire au temps de la dictature en Argentine.

 

En recherchant le titre du livre sur Internet, je tombe bizarrement par hasard sur cette info du jour sur le site de 20Minutes.fr « La justice argentine a condamné vendredi les "ravisseurs" de Maria Eugenia Barragan à des peines comprises entre sept et 10 ans de prison, à l'issue du premier procès d'un enfant de "disparu" contre ses "parents adoptifs".Maria Eugenia est née en 1978. Comme 500 autres "bébés volés" pendant la dictature, elle est née en prison. De sa mère, militante communiste, elle ne saura rien pendant 23 ans. Jusqu'à ce jour de 2001 où un test ADN lui rend sa véritable identité et fait de ses "parents adoptifs" des "ravisseurs", aujourd'hui condamnés devant les tribunaux par celle-la même qu'ils avaient cru pouvoir désigner comme leur fille.

Arrêtées enceintes pendant la dictature, de nombreuses jeunes femmes ont accouché en captivité avant de "disparaître". Les bébés étaient alors confiés à des familles proches des militaires au pouvoir. Quelque 88 d'entre eux, dont Maria Eugenia, ont depuis retrouvé leur véritable identité grâce notamment au travail des grand-Mères de la place de Mai, qui s'efforcent de retrouver la trace et l'identité des quelque 500 "bébés volés" pendant la dictature. ».

Hommes-Femmes dans les temps de dictature…Histoires atroces à la fois si semblables et si différentes…

Rien à ajouter.

Par Marianne Pladys
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