Le couple / l'individu, est-il toujours libre de choisir sa contraception, puisse-t-elle être une "contraception
définitive" ?
On parle d'irréversibilité et donc d'un "âge" pour prétendre à ce choix de contraception - que ce soit ligature des trompes pour la femme ou vasectomie pour l'homme. Pourtant avoir un enfant
n'est-il pas avant tout là aussi "irréversible" ? Met-on autant de précautions quand il s'agit d'avoir un enfant ?
Nous nous sommes heurtés, en tant qu'individu ou tant que couple, à des freins. Ces freins ont été émis de la part du personnel médical (obstétricien, médecin traitant, gynécologue)
et de la part même, freins sans doute implicites, de copines féministes, qui avaient quelque mal à comprendre qu'on n'adopte pas une contraception dans l'offre actuelle
médicamenteuse.
Il faut pourtant rappeler que la législation a évolué sur ce fait, puisque l'article L. 2123-1 de la loi de 2001 "permet la stérilisation comme méthode contraceptive pour les majeurs
intéressés pouvant exprimer un consentement éclairé. Le législateur a énuméré avec précision les informations devant être donnés aux intéressés et les circonstances dans lesquelles la
stérilisation doit être pratiquée."
Personne n'a donc le droit de dissuader la personne majeure qui fait ce choix, sur un quelconque préjugé moral ou religieux ou idéologique. Personne n'a le droit d'intimider sous prétexte de
culpabilité à avoir de ne pas utiliser les méthodes existantes certes très variées, performantes - lorsqu'on décide d'en faire ce choix...C'est pourtant ce à quoi nous avons été confrontés,
chacun à notre manière, en tous les cas souvent très insidieuse, et inconsciente je crois vraiment pour leurs auteurs.
Mon compagnon, Marc, a décidé d'écrire
son choix.
Pour ma part, j'étais décidée aussi à faire ce choix contraceptif définitif, après une envie de "pause corporelle", après mes trois grossesses déclenchées, et successives. A 36 ans, je pense
avoir suffisamment de "raison" pour décider de mes choix, précisément lorsqu'il s'agit de mon corps. J'ai mal vécu ces rendez-vous vains et culpabilisants.
J'espère donc que ces écrits pourront "servir"...
Je souligne une émission des Maternelles consacrée sur ce thème, avec une intervention très
pertinente du Docteur Winckler, médecin généraliste et écrivain. C'est elle qui nous a décidés à "forcer" la porte et à imposer ce choix au corps médical, si besoin en avait été, au motif
de cet aspect législatif.
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