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Familles

Dimanche 18 janvier 2009

Le « cent d’encres » a coulé sur Rachida Dati. Au moment où moi je reprenais le boulot après 7,5 mois de congé mat, l’autre reprenait après 5 jours…Non je ne tomberai pas dans la critique facile de cette reprise abrupte, et de ce parallélisme antagoniste, et je m’étonne que mes coéquipières du féminisme soit tombé parfois dans cette passe.

 

Le vrai problème est quoi ? Rachida est une femme…

 

Et si Rachida était un homme… ? Quand bien même « il » aurait poursuivi son travail de ministre sans même se rendre aux côtés de la compagne pour l’accouchement, personne n’aurait réagi. Alors QU’ON LUI FOUTE LA PAIX !!!

 

Je pense qu’elle brave suffisamment de tabous avec son premier bébé, à 43 ans, et sa situation de mère célibataire, pour ne pas avoir de comptes à rendre. Je crois qu’elle souffre surtout beaucoup…Alors soyons respectueuses surtout nous, de ses choix.
De plus, Rachida Dati dans cette posture n’est qu’un cas très particulier, alors à quoi bon relever les raisons ou non d’une reprise du travail immédiate.

Encore une fois on occulte le fond de la question qui est la difficile conciliation de la vie professionnelle d’une femme et de la vie de mère et ce permanent tiraillement entre l’un et l’autre, entre le regard de l’un et le regard de l’autre.

 

Quelque ait été son choix (qui ne rime pas avec renoncement pour les femmes ah non !), elle en aurait subi des critiques. Alors le principal n’est-il pas qu’elle assume ce choix et que son bébé le ressente ? Le reste on s’en fout. Et surtout, le père, puisqu’il y a forcément un père, n’assume rien de cette situation, alors encore une fois arrêtons d’épiloguer sur l’avenir malheureux de ce petit bébé enlevé si tôt à sa mère, de la santé en devenir catastrophique de cette femme ayant repris de suite le travail malgré une césarienne, et de cette femme trop carriériste sans doute pour ne pas avoir pris le temps de profiter un peu de son enfant…
Par Marianne
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Jeudi 18 décembre 2008
Ce soir je me sentais débordée, le goûter de fin d'année à la crèche m'apparaissait comme "l'évènement" de trop...
Enfin Colin étant fort "enrhumé", Marc s'était arrangé pour partir plus vite du travail et l'emmener chez la pédiatre, pendant que moi je tentais de profiter ou faire profiter plutôt à mes deux loulous, de la petite fête à la crèche (remarquablement organisée pour les parents au passage, avec cadeaux pour les enfants - livres de choix, et CD de chansons et comptines réalisé par l'équipe elle-même, très impliquée dans le chant).

Anxiété néanmoins du verdict de la doctoresse, et crainte finalement fondée : Colin a une bronchiolite...l'affreux truc qui passe par des séances de kiné respiratoire absolument impressionnantes. Ok à la crèche ils vous disent que presque tous les enfants maintenant en font une...Ah bon...

Colin finalement fait "tout comme ses frères" déjà : une suspicon de pyélonéphrite (infection urinaire) et hospitalisation comme Gab, bronchiolite - pour l'instant sans hospitalisation...comme Ivan ! Tout cela à 15 jours de la reprise du boulot pour moi...comme ses frères !!! Cool les gars !

Bref, finalement point de culpabilité j'aurai semaine prochaine (cf mon article précédent)...

Voilà ça c'était à 19h...avant de me rendre à la première séance-de-torture-pour-les-parents-surtout-il-parait- chez le kiné.

Et là, je retrouve le papa de Marco, le petit garçon autiste qui est dans la classe de Gabriel...encore en séance de kiné pour Marco, kiné pour faciliter ses déplacements.
Mon humeur débordée retombe, et je mesure la chance que j'ai de ne devoir m'y rendre que quelques séances pour le bien de mon bébé.
Le papa de Marco lui accompagne Marco le matin en classe, avec la psychologue, et le papa de marco, le soir est encore chez le kiné à 19h30...Et je ne sais pas tout, mais je devine les heures de présence à ses côtés, les engagements permanents et l'abnégation de ses propres désirs. Le papa de Marco n'aura jamais de répit pour aider son fils...Moi je peux aimer mes fils "égoïstement" en pleurant sur ces quelques moments souhaités pour moi-même aujourd'hui, lui ne pourra l'aimer qu'à travers ses efforts, sa disponibilité...



Par Marianne Pladys
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