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Samedi 21 juin 2008

« Tout va bien » ! Dernière nouvelle de mon passage à Paul Gellé ce vendredi en hôpital de jour ! « Accident de parcours ? » Peut-être ! En tous les cas, trêve jusqu’au prochain rv programmé traditionnellement chaque mois, le 7 Juillet !

 

Ce matin, j’ai donc pu, non sans une émotion débordante et débordée…admirer Gabriel en « moinillon ». Ma tante, « missionnaire au sein de la JAC »…avait aussi utilisé ce terme, comme ce matin dans l’annonce faite par l’animateur de cette folle journée. Je cherche donc dans le dictionnaire, intriguée par ce qui me paraissait plutôt être une audace langagière et si si ! ça existe bien il s’agit d’un « petit moine » !!!
Donc mon moinillon du matin se trémoussait sur Frère Jacques, avec beaucoup d’entrain, à l’école Ste Bernadette (ça me rappelle la famille.. 
J). Pour ceux qui connaissent ma position sur l’école privée…vous pouvez rire…Oui j’ai du mal à assumer…même si la compétence de la Directrice de l’école, et celle de la maîtresse de Gabriel, n’ont rien à envier au Public. Lors de la prise de renseignements avant l’inscription de Gabriel, j’avais clairement annoncé mes choix en terme d’éducation et signalé qu’il s’agissait d’un non-choix par rapport au manque de place pour l’école à 2 ans sur Roubaix…elle m’avait écoutée et m’avait néanmoins proposé une place pour le fiston, sans jugement. Nous n’en avons jamais reparlé, mais ce matin, j’honorais sa disponibilité et le dialogue dans les choix de Gabriel pour cette année (mise à temps plein en cours d’année,…).


Une fin de journée « soirée vidéo », une fois n’est pas coutume, dans les relax-canapé, avec l’envie d’un thriller. Dans les thèmes proposés par notre opérateur vidéo pour la soirée, il y avait « Buenos Aires 77 », d'Israel Adrien Caetano…Allez z’y va ! Oufff… je reprends car je n’arrive même pas à raconter…

« Un sidérant huis-clos d'une grande tension psychologique, qui montre la torture pratiquée sous la dictature militaire argentine, dans des centres de détention clandestins. Arrêtés sur dénonciation, hors de tout cadre légal, après le coup d'Etat du général Videla, Claudio, Vasco, Gallego et Guillermo se retrouvent à la Mansion Seré, une grande villa isolée transformée en prison. Ligotés, les yeux bandés, ils sont enfermés dans des pièces obscures pendant quatre mois, rythmés par les humiliations et les sévices quotidiens infligés par leurs tortionnaires. En compétition l'an dernier au 59e festival de Cannes, "Buenos Aires 1977", tiré de faits réels, raconte l'évasion de quatre jeunes Argentins, séquestrés et torturés pendant les premiers mois d'une épuration systématique, mise en place par la dictature (1976-1983), qui a fait 30.000 disparus. ». Violent, « contractant » pour moi…

 

Cela me rappelle alors un roman lu il y a quelques mois, offert par mon amie Anne-Violaine, Luz ou le temps sauvage, d’Elsa OSORIO. Il retrace l’histoire d’une jeune femme qui, à l’occasion de sa propre grossesse, va rechercher son père biologique, et tenter de retracer son histoire de filiation suite à une adoption par un militaire au temps de la dictature en Argentine.

 

En recherchant le titre du livre sur Internet, je tombe bizarrement par hasard sur cette info du jour sur le site de 20Minutes.fr « La justice argentine a condamné vendredi les "ravisseurs" de Maria Eugenia Barragan à des peines comprises entre sept et 10 ans de prison, à l'issue du premier procès d'un enfant de "disparu" contre ses "parents adoptifs".Maria Eugenia est née en 1978. Comme 500 autres "bébés volés" pendant la dictature, elle est née en prison. De sa mère, militante communiste, elle ne saura rien pendant 23 ans. Jusqu'à ce jour de 2001 où un test ADN lui rend sa véritable identité et fait de ses "parents adoptifs" des "ravisseurs", aujourd'hui condamnés devant les tribunaux par celle-la même qu'ils avaient cru pouvoir désigner comme leur fille.

Arrêtées enceintes pendant la dictature, de nombreuses jeunes femmes ont accouché en captivité avant de "disparaître". Les bébés étaient alors confiés à des familles proches des militaires au pouvoir. Quelque 88 d'entre eux, dont Maria Eugenia, ont depuis retrouvé leur véritable identité grâce notamment au travail des grand-Mères de la place de Mai, qui s'efforcent de retrouver la trace et l'identité des quelque 500 "bébés volés" pendant la dictature. ».

Hommes-Femmes dans les temps de dictature…Histoires atroces à la fois si semblables et si différentes…

Rien à ajouter.

Par Marianne Pladys - Publié dans : International
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